De la problématique au plan1

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De la problématique au plan1 Definition : La problématique est l’approche ou la perspective théorique qu’on décide d’adopter pour traiter le problème posé par la question de départ. Elle est une manière d’interroger les phénomènes étudiés. Elle constitue une étape charnière de la recherche, entre la rupture et la construction. La problématique met donc en avant les enjeux d’un sujet. Pour trouver une problématique, il faut analyser le sujet en détail : 1. Définir les termes : Le sujet change-t-il si on omet un mot ? Dans quel sens ? 2. Peut-on trouver des liens logiques entre les termes ? (causalité, opposition…), 3. Trouver des concepts associés : Croiser les mots associés (juxtaposition) ; mise en relation par des opérateurs logiques : « ou » (alternative), « car » (causalité), « donc » (conséquence), « mais » (opposition), égal (identité) Quelle démarche suivre ? 1. Je délimite le thème en extrayant plusieurs sujets : Exemple de thème : « Les transformations du marché du travail » Thèmes extraits : chômage des jeunes division du travail travail féminin racisme au travail réduction du temps de travail conditions de travail 2) Je choisis un sujet et pose des questions sur ce sujet : Par exemple « chômage des jeunes » : Quelles sont les causes du chômage des jeunes ? Quelles actions ont été faites pour enrayer ce chômage ? Ces actions sont-elles efficaces ? 1 Document inspiré par Renaud Descamps, « Comment trouver une problématique à partir d’un sujet ? », http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/ses/reserve/dico-methodo/metho-problematique1.htm, et Michèle Debrenne, « Comment réussir un exposé à la française ? », http://www.edufle.net/L-epreuve-DALF-B4-Comment-reussir 3) J’extrais de ces questions une problématique qui fait naître une réflexion et demande une enquête : Est-il possible de diminuer le chômage des jeunes en France d’une façon durable? Peut-on dire que le diplôme protège du chômage ? Et comment trouver les bonnes idées pour élaborer la problématique ? En se documentant, bien sûr. Première approche : dictionnaires, encyclopédies. CDI de l’Université : bibliothèques, documentation électronique Internet Donc on lit, on compose des fiches de lecture : note en haut de la feuille l’origine du document. Dans le document original, soulignez ce qui vous intéresse particulièrement. A côté, sur la fiche de lecture, notez les grandes idées qui se dégagent. Essayez de classer vos photocopies et impressions dans des chemises de couleur qui abordent les grands thèmes que vous voyez apparaître, cela vous aidera au moment de la rédaction du plan. Peu importe s’il s’agit d’un exposé ou d’un dossier : Citez vos sources ! Exercice : Trouver une problématique à partir du sujet « Médée dans la littérature ». Travail par groupes de 2 étudiants. A partir de la problématique, le plan Il est bien évident qu’en plus des parties citées ci-contre, vous devez impérativement prévoir une introduction et une conclusion (voir plus bas) : Des formes de plan possibles, mais peut-être trop simples pour le cadre universitaire : • Le plan chronologique. Il peut avoir plusieurs formes : progressive (autrefois, aujourd’hui, demain) régressive (aujourd’hui, passé récent, passé plus ancien) « dans le désordre » : les parties diffèrent les unes des autres par leur rapport au temps, mais elles ne sont pas présentées dans un ordre chronologique. Ce plan est utilisable à l’écrit (pour un compte-rendu ou une synthèse) il est difficile à faire comprendre à l’oral. • Le plan comparatif. Il est basé sur une opposition avantages – inconvénients (aspects positifs-aspects négatifs, pour-contre) situation actuelle – situation passée vrai-faux Il est indispensable dans la conclusion de mettre en valeur votre point de vue. • Du général au particulier. Il peut se développer dans les deux sens : problème général – problème particulier – analyse d’un exemple concret exemple typique – première généralisation – deuxième généralisation LE plan universitaire : • Le plan dialectique. C’est le plan le plus « classique » : thèse- antithèse – synthèse. La difficulté : pour le réussir, il faut avoir identifié la problématique… La mise en évidence du plan REGLE N°1 : Annoncer le plan au début de l’exposé/du dossier. En général, cette annonce se fait à la fin de l’introduction. Il est d’usage, dans ce genre d’annonce, d’utiliser le FUTUR. Si vous êtes debout au tableau, vous pouvez écrire votre plan au tableau. Vous pouvez aussi préparer un exemplaire du plan sur une photocopie, ou un rétroprojecteur, ou un Power Point Formules qui vous seront utiles pour exposer votre plan : – je parlerai / traiterai de, je présenterai, je développerai, je m’étendrai sur dans un premier temps, j’exposerai… – ensuite, dans un deuxième temps… – pour conclure / en conclusion / pour Pour souligner qu’on ne traitera pas un problème particulier – je passerai rapidement sur, je n’insisterai pas sur REGLE N°2 : Souligner les passages d’une étape à l’autre de l’exposé. • Des formules : Permettez-moi de vous présenter… Passons, si vous le voulez Abordons maintenant l’aspect…/ je passe maintenant à l’étude de… Venons en à, en ce qui concerne…, pour ce qui est de… , quant à…, il reste à parler de … Remarquons que…/ Remarquez que…, Prenons l’exemple de…., Je donnerai un exemple pour illustrer ce point, Examinons le cas / l’exemple suivant Notons que…/ notez que… Je tiens à rappeler que… J’attire votre attention sur le fait que… • Un certain vocabulaire : une introduction une première / seconde / troisième partie un exemple / un cas typique / un cas particulier / un contre-exemple (un exemple du contraire) un avantage, un inconvénient, un argument en faveur, une objection, une preuve. Des articulateurs : Observez attentivement les articulateurs proposés ci-dessous. Progression logique : d’abord ensuite enfin tout d’abord puis finalement en premier lieu en second lieu en dernier lieu au premier abord de prime abord avant tout en fin de compte premièrement deuxièmement non seulement mais encore, mais aussi pour commencer de plus, en outre, de surcroît, encore, aussi pour terminer au début 2008/2009 semestre 1 Pour ajouter quelque chose : de plus, de même, par ailleurs, en outre, d’une part / d’autre part, également. Pour souligner une opposition (avec nuance de concession) : mais, cependant, toutefois, pourtant, néanmoins, malgré tout, il n’en reste pas moins que, il n’empêche que. Pour introduire une opposition (plus forte, plus contrastée) : en revanche, au contraire, par contre, par ailleurs, d’une part / d’autre part, d’un côté / de l’autre. Malgré, en dépit de, à l’inverse, à la différence de , à l’opposé, par opposition. Pour introduire l’idée d’un obstacle : certes, sans doute, effectivement, j’admets que, je reconnais que, je vous concède/accorde que Pour introduire une nouvelle idée, liée aux idées précédentes (idée de restriction avant une conclusion) : or Pour introduire une restriction à la fin d’un raisonnement : encore que. Pour donner une explication : c’est à dire, autrement dit, cela veut dire, ce qui signifie que… Pour souligner la cause : car, en effet, c’est que à cause de, en raison de, sous l’effet de, grâce à , vu, attendu, étant donné, à défaut de, faute de. Pour faire une conclusion, une déduction : en conséquence, par conséquent, donc, c’est pourquoi, aussi (sujet et verbe inversés), ainsi, pour cette raison, pour ce motif ; d’où, alors, pour conclure, en conclusion, finalement, en fin de compte, en somme, en résumé, en bref, en somme, l’essentiel est de voir que, ce qu’il faut retenir. L’Int roduction Dans l’introduction, vous devez indiquer les informations suivantes : – exposer la problématique (éventuellement à l’aide d’un exemple concret) – annoncer le plan de l’exposé Vous ne devez pas – donner votre opinion personnelle – dévoiler ce que vous direz dans la conclusion. La Conclusion Une bonne conclusion sert à : – rappeler brièvement le contenu de l’exposé/du dossier – souligner l’opinion personnelle de l’intervenant, – dans le cadre de l’exposé, inviter l’auditoire à entamer la discussion. Evitez les formules du type : « comme je l’ai déjà dit ». Dites plutôt : – comme nous venons de le voir… – en résumé, je me permettrai de rappeler que… L’Amorce de discussion (dans le cadre d’un exposé) – Utilisez des formules du genre : « je vous remercie de votre attention et suis prêt à répondre à toutes vos questions », « Si vous avez des questions, je m’efforcerai d’y répondre » – Evitez à tout prix un timide : « j’ai fini » au bout de quelques secondes de silence.

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