Initiation aux genres dramatiques complet NADIA BIROUK

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Objectif : Rappel des pré-acquis.

Compétence visée : – Renforcer les acquis des étudiants et faciliter l’accès au module.

  1. Définir le théâtre

« Le mot théâtre vient d’un mot grec qui signifie ’’ regarder ’’: au théâtre un public de spectateurs assiste à l’évolution d’acteurs-du latin agere, agir– sur un espace qui leur est réservé, la scène. Le théâtre désigne aussi le lieu, composé d’une scène et d’un parterre, où l’on joue ce spectacle et qui peut prendre différentes formes- à l’italienne, en rond, etc. »

« Le mot théâtre vient du grec theatron et du latin theatrum, qui désignait à l’époque une construction monumentale, généralement adossé à une colline et érigée en forme d’amphithéâtre. A cette époque, Démocrite, un philosophique grec, affirme : ’’Le monde est un théâtre’’.  Le principe est représenter une action, de développer une intrigue, de résoudre une énigme, grâce aux rôles qu’on confie à des comédiens incarnant des personnages réels, mythiques ou inventés, que l’auteur fait penser, parler et agir au gré de son imagination. Le théâtre est la représentation corporelle, vivante et parlante d’une crise, réelle ou programmée tout exprès par le dramaturge. » Marcel Jullian

« Théâtre (nom masculin) : à l’origine le théâtre (theatron) est l’endroit d’où l’on voit (ce sont des gradins, en somme). Aujourd’hui, le théâtre désigne un lieu dans lequel on représente un spectacle, une pièce de théâtre par exemple.»

  1. Le lexique dramatique

Acte (n. m.) : partie de la pièce qui marque les éléments importants de l’action. Traditionnellement, une pièce classique est composée de trois ou cinq actes divisés en scènes.

Antonomase (n. f.) : se dit lorsqu’on utilise le nom d’un personnage comme un nom commun pour désigner un personnage de même caractère. Les personnages de Molière ont donné lieu à de nombreuses antonomases, par exemple, on parle d’un Harpagon pour désigner quelqu’un d’avare ou d’un Scapin pour désigner quelqu’un de fourbe.

Dialogue (n. m.) : échange entre deux personnages d’une pièce de théâtre.

Didascalie (n. f.) : indication scénique donnée par l’auteur pour guider le jeu du comédien. Souvent écrite en italique, elle peut préciser les gestes, les déplacements, les mimiques ou le ton du personnage.

Dramaturge (n. m.) : auteur de pièces de théâtre.

Drame (n. m.) : action scénique représentée par des personnages. On parle souvent de progression ou d’intensité dramatique.

Metteur en scène (n. m.) : il dirige la mise en scène, en respectant ou en s’éloignant du texte et des intentions initiales de l’auteur. Il prend souvent un parti-pris artistique, symbolique, voire idéologique. On parle ainsi parfois de réécriture scénique. Toutefois, il peut être à la fois auteur et metteur en scène comme Molière qui mettait en scène les pièces qu’il avait écrites.

Mise en scène (n. f.) : art de faire représenter une pièce de théâtre par des comédiens, de les guider dans leur jeu et de décider de tout ce qui les entoure : décors, costumes, etc. Les mises en scènes imaginées par les metteurs en scènes peuvent faire varier considérablement la réception de la pièce au cours des siècles jusqu’à en modifier les messages initiaux.

 Monologue (n. m.) : scène où un personnage est seul sur scène et où il se parle à lui-même (le véritable destinataire est en réalité le public), souvent pour annoncer un projet ou pour exprimer des idées ou des sentiments.

Personnages ou protagonistes (n. m.) : les acteurs interprètent un rôle. Une personne joue donc un personnage. Chez Molière, ce sont souvent des bourgeois, des aristocrates, des pères de famille, des femmes, des valets, des médecins, etc.

Scène (n. f.) : division d’un acte entre l’entrée et la sortie d’un personnage.

Tirade (n. f.) : longue suite de phrases prononcées par un même personnage sans interruption.

Dénouement (n. m.) : il s’agit des dernières scènes d’une pièce de théâtre, là où l’intrigue  se termine, se résout et où un ordre nouveau est institué.

Exposition (n. f.) : début de la pièce qui présente aux spectateurs les personnages principaux, le début de l’intrigue et donne la tonalité de la pièce. L’exposition peut s’étendre de la première scène à tout le premier acte.

Intrigue (n. f.) : suite de nœuds, d’événements et d’actions qui constituent une pièce de théâtre. C’est l’intrigue qui sous-tend la progression dramatique.

Nœud (n. m.) : point culminant de l’intrigue dramatique où tout est mêlé mais où aucune solution ne semble possible.

Péripétie (n. f.) : événement inattendu qui modifie et fait évoluer l’intrigue dramatique.

Aparté (n. m.) : paroles que le personnage dit à l’intention du public et que les autres personnages sur scène ne doivent pas entendre.

Avant-scène : aussi appelé proscenium. C’est la partie de la scène entre la rampe et le cadre de scène. Elle peut former une scène lorsque le rideau est tiré.

Cadre de scène : il s’agit des trois côtés qui délimitent la scène de la salle.

Catastrophe : dernière partie d’une tragédie antique où l’intrigue se résout. 

Chœur : dans le théâtre antique, il joue le lien entre le public et les acteurs. Il s’exprime principalement en chantant et réagit comme le public devrait le faire. Il est formé d’un coryphée et de choreutes. 

Coryphée : chef du chœur dans le théâtre antique. 

Côté cour : côté droit de la scène vu depuis la salle. 

Côte jardin : côté gauche de la scène vu depuis la salle.

Coup de théâtre : événement imprévu qui intervient au cours de la pièce. 

Dénouement : scène finale d’une pièce où l’intrigue trouve sa résolution. 

Dramatis personae : liste des personnages présente avant la pièce. 

Entracte : intervalle entre deux actes d’une pièce. 

Epilogue : discours à la fin de la pièce qui résume l’intrigue. 

Exode : dernière partie d’une pièce antique qui contient la catastrophe. 

Feux de la rampe : outils qui illuminent la scène depuis le bas sur la rampe. 

Filage : représentation de la pièce sans le public (pendant les répétitions). 

Générale : dernière répétition avant représentation. 

Hors-scène : événements d’une pièce qui se passent en dehors de la scène (mort d’un personnage par exemple).

Italienne : répétition rapide des acteurs sans mettre le ton pour mémoriser le texte. 

Lever de rideau : début d’une pièce joué sur l’avant-scène avant que le rideau ne soit levé. 

Pantomime : spectacle narratif, parfois accompagné de musique, qui se repose sur le jeu du mime. 

Quatrième mur : mur illusoire bâti entre la scène et la salle pour donner un effet de réel. Il peut être brisé si le personnage s’adresse au public. 

Rampe : rangée de lumières placée sur le devant de la scène pour éclairer les acteurs. 

Réplique : phrase ou ensemble de phrases dite par un acteur. 

Saynète : courte pièce comique avec peu de personnages. 

Scène : 1. subdivision d’un acte ou parfois même d’une pièce. 2. lieu où se déroule la pièce. 

Scène d’exposition : début de la pièce où sont présentés de manière directe ou indirecte les personnages. 

Soliloque : discours d’un personnage seul sur scène. Il est à distingué du monologue. 

Tableau : division d’une pièce qui, contrairement aux actes, ne coupent pas le temps d’une pièce. 

Canevas (n. m.) : éléments principaux d’une intrigue que le comédien doit connaître et autour desquels il improvise pour jouer une pièce de théâtre. Les canevas étaient très utilisés par les comédiens de la commedia dell’arte.

Castigat ridendo mores (loc. lat.) : formule de Santeul, signifiant « la comédie corrige les mœurs », que Molière utilise pour élever la comédie au rang de la tragédie en lui donnant une valeur morale, celle de faire rire les hommes pour les améliorer et pour leur éviter de reproduire les défauts des personnages dont ils se sont moqués.

Coup de théâtre (n. m.) : rebondissement inattendu de l’intrigue qui permet souvent de la faire avancer voire de la dénouer. 

Double énonciation (n. f.) : il s’agit d’une même parole qui n’a pas le même sens ou les mêmes implications pour les personnages et pour le public. Les spectateurs, du fait de leur statut, reçoivent davantage d’informations sur les actions à venir que les personnages présents sur scène, ils sont donc privilégiés.

Illusion (n. f.) : phénomène selon lequel on prend pour vrai ce qui n’est que fiction.

Intermède (n.m) : une danse, couplet, chœur de musique, (Divertissement), etc., placé entre les actes d’un ouvrage dramatique, en vue d’abréger la longueur de l’entracte pour les spectateurs.

Mimésis (n. f.) : représentation fictive d’une chose réelle.

Mise en abyme (n. f.) : au théâtre il s’agit d’une pièce ou d’une scène qui représenterait elle-même une pièce de théâtre. On parle aussi de « théâtre dans le théâtre » quand le motif de la scène ou de l’acte est lui même le jeu théâtral. On retrouve ce procédé en peinture lorsqu’un tableau représente le peintre en train de se peindre par exemple.

Quiproquo (n. m.) : situation où un personnage commet une erreur en prenant une personne ou une chose pour une autre. C’est un ressort récurrent de la comédie.

Stichomythie (n. f.) : enchaînement de répliques très courtes de manière très rapide pour donner du dynamisme et de l’intensité à une scène. Elle marque souvent le conflit.

Comédie (n. f.) : action scénique qui provoque le rire du fait des personnages, de leur langage, de leur situation ou du jeu des comédiens. Le dénouement est heureux.

Comédie-ballet (n. f.) : Forme de comédie inventée par Molière en 1661 pour Les Fâcheux qui comprend des parties dansées et chantées en lien avec l’intrigue.

Commedia dell’Arte (n. f.) : genre de comédie populaire provenant d’Italie et ayant eu son heure de gloire au XVIe siècle. Elle utilisait beaucoup les canevas et les masques. Ce genre a eu une grande influence sur le théâtre français et européen aux XVIIe et XVIIe siècles et est à l’origine de certaines pièces de Molière.

Comique (adj.) : tout ce qui provoque le rire ou le sourire du spectateur. Le rire peut être provoqué par : – le texte de la pièce (comique de mot) ; – le jeu du comédien (comique de geste) ; – l’intrigue (comique de situation). Le registre comique peut avoir comme seul objectif le rire mais il peut également dédramatiser une situation ou avoir une fonction critique.

Tragédie (n. f.) : contrairement à la comédie, la tragédie se termine (en principe) mal. Les personnages en sont des rois, des reines, toutes sortes de héros. Elle se termine mal. Ce qui arrive aux personnages doit nous inspirer la terreur et la pitié.

Farce (n. f.) : c’est l’ancêtre de la comédie. Au Moyen Âge, la farce met en scène (souvent sur de simples tréteaux dans la rue) des personnages comiques qui ont beaucoup inspiré Molière (le mari cocu, le naïf, le rusé…)

Pathétique (adj.) : tout ce qui provoque une émotion chez le spectateur. Il est courant que, dans les pièces de Molière, le spectateur soit ému par des situations pathétiques (à ne pas confondre avec le registre tragique qui caractérise le genre de la tragédie où les personnages sont confrontés à la fatalité de leur condition, ce qui les amène le plus souvent à la mort).

Satirique (adj.) : discours écrit ou oral qui porte atteinte à quelque chose, à quelqu’un, en s’en

moquant. Les personnages de Molière font souvent l’objet d’un discours satirique puisque l’on fait un sort à leurs travers et à leurs excès.

Caractère (n. m.) : trait moral propre à une personne, qui la rend identifiable, poussé à l’extrême sur une scène de théâtre jusqu’ à la caricature pour dénoncer des travers et des défauts mais qui peut se retrouver chez tous les individus. Parmi les personnages de Molière, on trouve par exemple l’avare ou l’hypocondriaque comme dans Le Malade imaginaire.

Dramatis personae (n. m.) : présentation des personnages (nom et relation entre eux) qui précède le texte de la pièce de théâtre.

Élocution (n. f.) : manière dont un personnage s’exprime.

Masque (n. m.) : hérité de la commedia dell’arte, cet accessoire cachant le visage permet de se faire passer pour un autre ou d’endosser un personnage typique de la comédie italienne.

Rôle (n. m.) : ensemble des répliques d’un personnage dans une pièce de théâtre

Bienséance (n. f.) : respect des règles théâtrales et morales afin de ne pas paraître vulgaire,

choquant ou invraisemblable. Par exemple, on ne représente pas sur scène la sexualité, la violence ou encore la mort. On a par exemple reproché à Molière « la scène du sac » dans Les Fourberies de Scapin.

Règle des trois unités (n. f.) : énoncée par Boileau dans son Art poétique, elle régit l’organisation d’une pièce de théâtre classique, principalement les tragédies mais Molière a copié ces règles pour ses comédies : Nous voulons qu’avec art l’action se ménage ;

Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli.

Nicolas Boileau, Art Poétique, III, vers 44-46), 1674.

 – Unité d’action (n. f.) : elle consiste à représenter une seule intrigue par pièce de théâtre.

– Unité de lieu (n. f.) : elle consiste à représenter l’intrigue d’une pièce de théâtre dans un seul et unique lieu.

– Unité de temps (n. f.) : elle consiste à faire dérouler l’ensemble de l’intrigue en une seule et

unique journée.

Vraisemblance (n. f.) : caractère selon lequel ce qui est représenté sur scène est perçu comme une imitation de la réalité.

Espace scénique (n. m.) : espace de la scène où le comédien peut évoluer.

Hors-scène (n. m.) : espace extérieur à la scène, invisible au public où est censée se dérouler une partie de l’intrigue dont on vient raconter l’essentiel sur scène.

Décor (n. m.) : ensemble des objets qui se trouvent sur scène pour créer une atmosphère ou servir l’intrigue.

Deus ex machina (n. m.) : (locution latine signifiant « Dieu issu de la machine ») personne qui, à la fin d’une pièce de théâtre, arrive de manière inattendue, parfois accompagnée par une machinerie scénique, et qui permet le dénouement.

Objet (n. m.) : tout accessoire ou matériel présent sur scène, qu’il soit simplement décoratif ou ait une importance dans l’intrigue.

Public (n. m.) : ensemble des spectateurs qui assistent à une représentation théâtrale.

Réception (n. f.) : façon dont le public reçoit la pièce et l’apprécie.

Spectacle (n. m.) : ce qui est présenté au regard du public.

 pour plus d’information ne hesitez pas de lire ce document qui tres riche d’explication des genres de theatre leur characteristique ainsi que des examples de theatre classique tragedie et comedie , drame bourgeois et romantique

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