Les grand mythes semestre 1 resumée N.jabbar

شارك Share Partager

View Fullscreen

UNIVERSITE IBN TOFAIL Filière : Etudes Françaises FACULTE DES LETTRES Les grandes mythes (S1) ET DES SCIENCES HUMAINES Professeur : N. Jabbar Tels que les présentent les mythes, les dieux grecs se définissent par leur généalogie, leurs attributs, leurs domaines, leurs rivalités ou leurs affinités, et leurs interventions dans le monde humain. La biographie des dieux peut se résumer à quelques incidents types. Comme les aristocrates de l’époque archaïque qui ont façonné leur image, ils sont jaloux de leurs privilèges. Mais déjà, dans l’épopée homérique, les affrontements violents entre les dieux semblent bien appartenir à une époque dépassée : les révoltes d’Héra ou de Poséidon ne durent guère, et Zeus n’a jamais besoin de manifester sa force pour ramener l’ordre. En revanche, les dieux interviennent souvent pour détruire les mortels qui s’attaquent physiquement à eux, ils punissent les humains qui prétendent rivaliser avec eux dans leur art. Ils châtient ceux qui empiètent sur leurs prérogatives. Ils anéantissent ceux qui se targuent de l’emporter en quoi que ce soit sur eux. Les dieux ont aussi pour fonction de fournir un point de départ aux généalogies héroïques. On ne compte pas les légendes qui racontent la séduction d’une mortelle par un dieu, séduction en général couronnée de succès et qui s’achève le plus souvent par la naissance d’un fils. Quant à celles qui résistes ou reviennent sur leur parole, elles sont en général sévèrement punies. 1- Les dieux de l’Olympe On appelle « les Olympiens » les douze grands dieux qui résidaient en général sur l’Olympe mais ils avaient aussi sur la terre des endroits privilégies où ils aimaient venir et où se situaient leur principal temple. Les dieux étaient immortels et conservent une éternelle jeunesse en se nourrissant d’ambroisie et de nectar. Ces douze grands dieux forment une sorte de conseil et régissent les divers aspects de la vie des mortels avec l’aide de divinités secondaires. En retour ils demandent des sacrifices et des libations et les pauvres mortels qui s’y soustraire sont durement punis. Les dieux les plus connus sont : -Athéna, déesse de la guerre et de la sagesse. En concourant contre Poséidon elle a donné son nom à la ville d’Athènes, capitale de la Grèce. Elle est la fille de Zeus. -Zeus roi des dieux : il est le fils du titan Cronos. Son père voulait le manger, mais il a été caché par sa mère. Après avoir mutilé son père, Zeus a pris part à la titanomachie où il a remporté la victoire. -Héra, déesse du mariage et de la famille. Elle était très jalouse et essaya de tuer tous les enfants que son mari (Zeus) avait avec les mortelles. -Poséidon, dieu des mers, des tremblements de terre et des chevaux et père des cyclopes. Son enfant est Pégase, le cheval ailé. -Hermès, dieu des voyageurs et messager des dieux. Il emmène les ombres des morts en enfer, mais leur prend la moitié de leurs biens. -Hadès, dieu des Enfers (au pluriel) ; -Artémis, déesse de la chasse et de la nature ; -Arès, dieu de la guerre (comme Athéna). -Aphrodite, déesse de l’amour et de la beauté.
2-Apollon et Dionysos
Les dieux grecs se définissent à travers des relations de complémentarité ou d’opposition.
La relation d’opposition la plus célèbre de la mythologie grecque depuis Nietzsche est celle d’Apollon et de Dionysos.
Lié à la clarté, Apollon est le dieu de l’ordre et de la stabilité : il est l’incarnation de la jeunesse éternelle ; ses flèches châtient les impies ou purifient la terre des monstres. Sa parole, qui se manifeste à travers ses oracles comme à travers les poètes qu’il inspire, est toujours une parole de vérité. Dionysos, au contraire, met en question les catégories les plus tranchées et brouille les frontières : il est à la fois homme et femme, jeune et vieux, barbare et grec, sauvage et civilisé.
Insaisissable, il semble ancré dans un inaccessible ailleurs, où il entraîne aussi bien ses fidèles que ses adversaires.
2
Apollon
Apollon, appelé aussi Phébus (le «brillant»), est le fils de Zeus et de Léto. Sa soeur jumelle est Artémis. L’un des Hymnes homériques raconte en détails son histoire : Héra, jalouse d’une nouvelle infidélité de son divin époux, avait interdit à la Terre de recevoir Léto, enceinte d’Apollon et de sa soeur. Celle-ci errait donc en vain à la recherche d’un lieu qui l’accueillerait. Seule l’île d’Ortygie, qui n’était pas fixe, put l’accepter, car son statut de terre flottant sur les eaux n’en faisait ni une île au sens propre ni une zone terrestre. Léto lui promit d’en faire une île fixe et purifiée ; celle-ci ne put cependant mettre au monde ses jumeaux et souffrit pendant neuf jours et neuf nuits des douleurs de l’enfantement ; en vain : Héra retenait subtilement Ilithyie, qui préside aux accouchements. D’autres déesses, cependant, envoyèrent Iris, la messagère des dieux, afin qu’elle libérât Ilithyie de l’attention d’Héra, ce qu’elle fit. Léto put enfin accoucher, d’abord d’Artémis, qui l’aida à mettre au monde Apollon. Thémis offrit au nouveau-né le nectar et l’ambroisie et lui transmit de fait le goût de l’équité ; Ortygie, enfin fixe, devint une terre sacrée, sur laquelle nul ne pouvait naître ou mourir et prit le nom de Délos, c’est-à-dire « la visible » Apollon est un dieu pur. Sur le temple de Delphes qui lui est dédié, la devise médên agan le prouve, signifie que ce dieu n’a «rien de trop». Il est associé au dieu de la Lumière et du Soleil, qui n’a aucune face cachée. Il devient ainsi le dieu de la Vérité, aucun mensonge ne l’habite. Il est en effet un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rend ses oracles par la pythie. Il est aussi honoré par les Romains, qui l’ont adopté très rapidement sans changer son nom. Apollon est le dieu archer grec de la clarté solaire, de la beauté, de la raison, des arts et plus précisément de la musique et de la poésie. Il est le musicien qui apporte la gaieté sur le mont Olympe quand il joue de sa lyre dorée. Il est également le dieu du chant et de la poésie. Ses attributs sont principalement dédiés à la musique et à la poésie : la lyre d’or, la flûte et l’arc. Les flèches de son arc symbolisent des rayons du soleil. ________________________ Dionysos Fils de Zeus et de Sémélé, Dionysos est le dernier des dieux à être entré dans l’Olympe. Sa mère, une princesse thébaine (mais, à l’origine, une déesse phrygienne de la terre), inspirée par Héra, dévorée de jalousie, a demandé à Zeus de se révéler à elle dans toute sa splendeur. Zeus sait qu’aucun mortel ne peut supporter l’éclat de sa divinité, mais il est prisonnier du serment qu’il a fait à Sémélé. Celle-ci meurt foudroyée. Mais Zeus a le temps de lui arracher son enfant près de naître. Il le porte dans sa cuisse jusqu’à sa naissance. Dans sa petite enfance, Dionysos sera, comme Zeus, recueilli par des nourrices. Euripide situe l’enfance du dieu en Crète, et fait danser autour de lui les jeunes gens. L’élément «Dio- » de son nom correspond au nom phrygien de Zeus ; il n’est donc pas étonnant que Dionysos ait été identifié au Zeus des Crétois. A l’âge adulte, découvrant la vigne et le vin, Dionysos est frappé de folie par Héra et se met à errer de part le monde, de la Perse à l’Asie, en passant par la Phrygie. Délivré de sa folie par Cybèle, il aborde en Thrace, d’où son culte mystique, souvent accompagné d’orgies, se propage rapidement à travers toute la Grèce. Dionysos est surtout associé aux cultes extatiques et orgiastiques, et aux manifestations de la folie. La «démence» qui le caractérise souvent ressort clairement chaque fois que l’on cherche à s’opposer à lui, Cependant, les Grecs vont rationaliser et apprivoiser Dionysos, au point de l’associer à Apollon à Delphes, tandis qu’à Athènes, de grands festivals de théâtre se tiennent en son honneur dans le cadre des Grandes Dionysies. Les Dionysies rurales, plus primitives, l’honorent sous la forme d’un dieu de la fertilité. Les mythes de Dionysos montrent la nature débridée de son culte, avec ses cortèges de fidèles (notamment des femmes, appelées Bacchantes ou Ménades), qui dansent jusqu’à atteindre l’extase mystique. Les attributs du dieu sont le thyrse (bâton entouré de lierre et de pampre) et la nébride (peau de faon), et les satyres qui l’accompagnent, mi-hommes mi-animaux, rappellent les danseurs minoens vêtus de peaux.

شارك Share Partager

Laisser un commentaire